La mémoire, cible de toutes les attentions !

cerveau
Devenir l’enseigne préférée des consommateurs, voir sa marque citée en Top of Mind dans les enquêtes clients, être l’enseigne de référence pour l’achat de tel ou tel produit, voilà de quoi peuvent rêver distributeurs et retailers !

Mais, obtenir cette récompense nécessite de travailler tous les maillons de la chaine : de la pertinence et qualité des produits, à l’excellence de l’expérience relationnelle, en passant par la fluidité et l’ergonomie du point de vente ou du site web, l’impact de la communication, la personnalité de la marque (enseigne), pour trouver sa place dans la mémoire du consommateur ! Car c’est bien d’elle dont dépend au final la trace (bonne ou mauvaise d’ailleurs) que laisse chacune de nos expériences.

Mais quelle est donc cette mémoire, centre de tous nos souvenirs ?

Nos mémoires et leur fonctionnement

La mémoire nous permet d’enregistrer une information, puis de la restituer dés que nécessaire, elle commande l’essentiel de nos activités scolaires, professionnelles, quotidiennes ou de loisirs.  Sans elle, nous serions dépourvus d’identité et incapables de nous adapter !

Mais nous avons plusieurs mémoires, et non une seule, contrairement à ce que nous pensons. 2 ou 3, les avis divergent, mais personnellement (sans aucune prétention), je les classerais en 2 grandes catégories : la MEMOIRE à COURT TERME (MCT) et la MEMOIRE à LONG TERME (MLT)

La distinction repose sur 2 notions principales : la durée de maintien en mémoire et le nombre d’informations conservées.
La durée de maintien en mémoire
La MCT ne conserve l’information que quelques instants alors que la MLT peut maintenir des infos plusieurs années, voire une vie.
– Le nombre d’informations conservées
La MCT est limitée à quelques informations, contrairement à la MLT qui peut en stocker un grand nombre.

La Mémoire à Court Terme

La mémoire court terme est elle même composée de 2 autres mémoires : La mémoire sensorielle et la mémoire de travail.

poissonrouge– La mémoire sensorielle, comme son nom l’indique, provient de nos sens et principalement de l’ouïe (mémoire échoïque) et de la vision (mémoire iconique). Par exemple, quand vous conduisez une voiture, vous traitez et retenez en permanence des informations sur la route à suivre.  La plupart des informations provenant de la mémoire iconique (visuelle) s’effacent après une demi-seconde.  La mémoire auditive est un peu plus résistante, les informations y sont stockées jusqu’à une dizaine de secondes.

– La mémoire de travail : joue un rôle central dans l’accomplissement de nos tâches quotidiennes.
La mémoire de travail est la clé de l’attention et de la concentration, elle permet une utilisation immédiate des informations traitées .
Cet espace actif de mémoire permet de traiter des informations maintenues ponctuellement (ex : classer des mots par ordre alphabétique) et est essentielle dés que nous voulons effectuer 2 choses en même temps (ex : écouter un cours et prendre des notes en même temps).
La mémoire de travail peut retenir de 4 à 7 informations pour une durée maxi d’une vingtaine de secondes. (on parle régulièrement de la règle des 7/18 : 7 informations pendant 18 secondes).

De la Mémoire Court Terme à la Mémoire Long Terme

La mémoire à court terme, peut être la première étape d’une mémorisation à long terme, il suffit alors de déclencher un processus volontaire d’apprentissage (en répétant plusieurs fois l’information) afin de la stocker en mémoire à long terme.

La Mémoire à Long Terme

Elle se décompose en différents systèmes de mémoire, selon la nature de l’information à mémoriser.
elephant
On distingue la mémoire explicite de la mémoire implicite :

La mémoire explicite (déclarative) (Mémoire du savoir QUOI) concerne la mémorisation d’informations que nous pouvons exprimer avec des mots. Elle recouvre la mémoire sémantique (mémoire du savoir) et la mémoire épisodique (mémoire du vécu).

– La mémoire sémantique est impliquée dans la mémorisation de nos connaissances générales du monde et de notre propre vie (culture générale, sens des mots, formes,…), c’est notre « encyclopédie mentale » car elle stocke nos connaissances par catégorie (ex : un perroquet est un oiseau, un oiseau est un animal, un perroquet est donc un animal) et les rend accessibles rapidement et sans effort.
C’est notre mémoire la plus fiable et la plus durable.
– La mémoire épisodique (autobiographique, affective) est la somme des événements que nous avons vécus, conservés dans leur contexte affectif et émotionnel.
Le rappel des souvenirs de la mémoire épisodique peut être volontaire (je recherche le nom d’un hôtel, où j’ai passé de si belles vacances) ou involontaire (j’ai croisé un homme moustachu qui me rappelle mon prof de français au collège).
L’évocation d’un souvenir est accompagnée d’un sentiment de reviviscence, car nous revivons mentalement le souvenir activé. La mémoire épisodique est donc à la base de notre construction identitaire et nous permet de créer notre histoire personnelle.

La mémoire implicite (Mémoire du savoir COMMENT) concerne, elle, la mémorisation des habiletés motrices, verbales ou cognitives, qui ne nécessitent pas de faire appel à un souvenir conscient. Elle est non déclarative, parce qu’elle s’exprime autrement que part des mots,  elle se manifeste dans l’action.
Appelée aussi mémoire procédurale, la mémoire implicite concerne des informations acquises et durablement retenues, mais qui ne font pas l’objet d’ un rappel conscient. Elle stocke les habiletés et les savoir-faire, c’est elle qui gère la réalisation des gestes habituels et stocke les séquences de gestes (écrire avec un stylo, faire du vélo,…). Cette mémoire est très résistante dans le temps et conserve les informations même si elles ne sont pas utilisées pendant de longues années.

Les étapes de MÉMORISATION

Notre cerveau est incapable de créer des souvenirs de façon directe et immédiate ; la mémorisation se fait en plusieurs étapes, aussi importantes les unes que les autres.

Étape 1 : L’ENCODAGE
encodage

L’encodage consiste à enregistrer une information en utilisant une méthode qui permettra de mieux la récupérer.
C’est la phase d’apprentissage, elle est dépendante de la mémoire à court terme, que ce soit la mémoire sensorielle ou la mémoire de travail. Notons que ces mémoires sont très sensibles à la capacité d’attention, (si on est dérangé durant cette phase d’apprentissage, on doit le plus souvent recommencer ou faire répéter l’information).
L’opération d’ encodage analyse la nature de l’information (image, texte, son) pour la relier à la « bibliothèque » de la mémoire à long terme et établir des points de comparaison.

2 facteurs peuvent ralentir l’encodage :
La faible capacité de la MCT : si le nombre d’informations est trop important, elle est rapidement saturée
La vitesse d’encodage : le temps que prend la transformation de l’information, dans un format particulier (verbal, visuel ou sémantique) facilitant le stockage et la récupération.

Pour que l’encodage d’une information soit efficace il faut que le message soit :

– visible et compréhensible
– utile pour capter l’attention
– répété, en évitant la surabondance
–  inscrit dans un contexte cohérent

De la qualité de l’encodage découlera la qualité du stockage tant en durée qu’en fiabilité de l’information.
Plus vous mettrez en place de stratégies lors de l’encodage, plus vous parviendrez à un apprentissage efficace

Étape 2 : LE STOCKAGE
stockage

Une fois l’information mise en mémoire, il faut pouvoir la stocker.
Le stockage est le maintien dans le temps des informations apprises.
Les émotions jouent un rôle fondamental dans la construction de nos souvenirs, plus la charge émotionnelle est importante, plus le stockage sera durable.
Cette phase de stockage passe par la « consolidation », le passage de l’information de la MCT vers la MLT.
La consolidation renvoie à la période durant laquelle le cerveau va répéter automatiquement, sans s’en rendre compte, une information jusqu’à ce qu ‘elle soit ancrée dans notre mémoire pour être retenue longtemps.

Étape 3 : LA RÉCUPÉRATION DES DONNÉES

récupération

La récupération est le processus qui permet à une information d’être extraite de la mémoire. C’est la capacité à restituer une information apprise préalablement .
Au moment où l’on se rappelle d’un événement, les éléments constitutifs du souvenir, situés dans différentes parties du cerveau se rassemblent.
Si la récupération « bloque » (le fameux trou de mémoire), il faut s’aider des indices, des repères pris à l’encodage et se rappeler le contexte d’apprentissage de l’information.

Comprendre les mécanismes de mémorisation, permet de faciliter la mise en mémoire des informations souhaitées et ainsi parvenir à émerger au milieu d’un univers saturé.

A SUIVRE :
Comprendre les mécanismes de la vision.

 

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