3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 5 (fin)

Partie 5 : Hors des sentiers battus .

Si UNIQLO s’est associé ponctuellement au MOMA pour faire entrer l’art dans son point de vente, pour

GALERIA MELISSA

cela fait partie de son concept.  Le concept de cette enseigne, créée en 2012 et qui ne vend que des chaussures en caoutchouc, se situe entre la boutique de chaussures et la galerie d’art.Capture d’écran 2015-11-18 à 19.05.44

En effet, si le mobilier de présentation, aux formes non conventionnelles, est conçu pour durer, le décor lui est éphémère.Capture d’écran 2015-11-18 à 19.06.34

Tous les 3 mois, il est confié à un nouvel artiste, qui laisse libre court à son imagination, pour transformer en œuvre, grandeur nature, cette petite boutique de soho.

Accueilli par une délicate odeur de bonbon et ce jour là, une distribution de friandise, c’est enthousiaste que l’on pénètre dans ce décor unique qu l’on sait passager.Capture d’écran 2015-11-18 à 19.06.06

Lors de notre visite, c’est le SOFT lab qui avait imaginé un décor inspiré de la structure du cristal ! Légèreté et transparence, mais aussi reflets, qui changent l’aspect du décor, en fonction du point de vue et de la lumière, transformant ainsi la boutique en un kaléidoscope géant ! Capture d’écran 2015-11-18 à 19.05.58

Une seule envie, prendre rendez vous pour découvrir le décor suivant !

Au passage, les produits en caoutchouc valent le détour,  je n’aurais jamais imaginé que de tels modèles pouvaient exister.
Il n’y a pas que le décor qui est exceptionnel !

 

Moins éphèmère, mais tout aussi original, le décor de

SASS & BIDE

situé à quelques pas de là.
Cet espace, blanc du sol au plafond, semble s’être laissé envahir par d’énormes racines venues d’on ne sait où, comme si la nature avait pris le dessus sur le bâti.

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Ce flagship – comme les autres boutique de cette marque australienne – a été conçu par le designer Kelvin Ho (australien lui aussi).  Après avoir construit une maquette à partir de pâte à modeler, de carton et de fil de fer, il a dessiné puis modélisé le décor.Mais cette boutique lui a donné l’occasion d’aller plus loin en intégrant des produits de récupération.

Capture d’écran 2015-11-17 à 20.53.40Le mobilier, les cabines d’essayages fermées par d’immenses portes en métal et l’utilisation du blanc sont autant de composants de l’image de marque de Sass & Bide, mais l’emplacement au cœur de soho, ajoute une petite connotation galerie d’art.

Bonus

Impossible de parler de toutes les boutiques étonnantes, originales, intéressantes, rencontrées au cours de ces 3 jours de visite et plus de 100 Km de marche, mais m’arrêter là serait un peu court !  J’avais envie de vous parler encore de quelques pépites, inclassables, découvertes au hasard des rues arpentées.

Porte à porte deux concepts, qui ont en commun leur coté « authentique » mis en avant.

D »un coté, le GANT RUGGER STORE,

Capture d’écran 2015-11-17 à 20.47.43dont le décor est vintage à souhait: Récupération – Réutilisation et Détournement sont les maitres mots du concept. 

Capture d’écran 2015-11-17 à 20.47.26 Murs de briques, métal vieilli et bois recyclés constituent l’écrin des produits de la marque.

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Pas exceptionnel car finalement assez consensuel dans le style, mais juste.

De l’autre coté, un décor reprenant les mêmes ingrédients chez WILL CUIR ; on y retrouve le bois ancien récupéré et détourné et le métal vieilli, seule la brique a été remplacée par un habillage bois murs et plafonds, pour ancrer sans doute cette boutique d’articles de cuir dans la courte histoire des Etats Unis.

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Ne vous y trompez pas, les sourires appuyés, forcés pour la photo, n’enlevaient rien à la qualité de service et à la générosité de cette petite boutique qui, malgré sa taille, a intégré un coin café pour ses clients.

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Dans le style « industriel », un hôtel a également retenu mon attention: le WHYTE HOTEL.  Situé dans le quartier de Williamsburg (Brooklyn), cet hôtel branché, s’est installé dans une ancienne usine de tonneaux datant de 1901.

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Une belle réhabilitation pour ce batiment de briques rouges, qui a tout conservé de son cachet industriel : grandes fenêtres à carreaux, plafonds en bois, poutres d’acier .Capture d’écran 2015-11-17 à 20.53.59

La décoration dépouillée et soignée, (à l’exception du hall ascenseurs qui tranche par ses murs colorés) l’ambiance chaleureuse, l’amabilité de son personnel et son emplacement extraordinaire, en font un hôtel branché, où il n’est pas rare de croiser des célébrités !

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La terrasse, située sur le toit du bâtiment offre une vue sur Manhattan à couper le souffle ! Mérite le détour, pour boire un verre ou manger un morceau, surtout en fin de soirée.

 

Pas de doute, le New-yorkais aime manger dehors ! Pour preuve, le nombre de restaurants et de fast-food qui se succèdent le long des rues commerçantes.

2 concepts ont retenus mon attention :

OPEN KITCHEN : de grands espaces carrelés de haut en bas – non sans rappeler l’esprit des cuisines professionnelles- , aux cuisines ouvertes (comme le nom l’indique clairement) qui proposent un large choix de plats venus du monde entier.

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A emporter, se faire livrer ou à consommer sur place, ils sont réalisés à base d’ingrédients frais et principalement locaux, visant à faire vivre au client une expérience « authentique.

open kitchen

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CITY KITCHEN : On le devine depuis la rue, perché au premier étage et vu d’en bas, il intrigue, invitant à le découvrir !

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La porte s’ouvre sur un escalier dont les murs carrelés de blancs sont tagués d’une citation de César Chavez.  Le sol béton, l’éclairage volontairement rudimentaire et le traitement des abords, vous plongent dans un univers underground rassurant. Dans l’escalier, à double volée, seul un néon vous confirme que vous êtes sur la bonne voie.

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Une fois la lourde porte poussée, vous découvrez un « food court », qui n’a pour le coup, rien à voir avec ceux, trés impersonnels, que l’on croise dans nos centres commerciaux.

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L’espace est finalement assez petit, bas de plafonds  et ouvert sur toute sa longueur sur les rues de Manhattan.  Une enfilade de comptoirs fait face à cette ouverture, tandsi que d’autres centraux, divisent l’espace pour lui apporter plus de convivialité.

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L’éclairage et le choix des matériaux qui font écho au carrelage blanc des comptoirs confèrent à l’ensemble une atmosphère agréable, ponctuée de coins où se poser seul ou avec des amis.

 

Pour finir, mon coup de cœur !

Pas un design soigné, pas ancré dans une tendance lourde, juste une petite boutique isolée, dans une rue calme au cœur de Midtown.

Son nom ? Je ne l’ai même pas noté ! J’ai juste gardé de cette visite une trace, une certaine émotion; les produits sont bien choisis, un peu de tout à offrir ou à s’offrir : petits bouquins,  gadgets originaux, coussins et autres textiles, vases et photophores,… tous ces petits riens qui illuminent votre vie ou font tout simplement plaisir ! Ce genre de boutique que l’on a pris l’habitude d’appeler pompeusement des ‘concepts store’.

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Est-ce parce que ses vitrines reflétaient leur lumière dans une rue assombrie par les arbres ? Est-ce parce que quelques petits produits originaux ont attirés mon attention depuis le trottoir ?  Ou est-ce l’amabilité de cette New-yorkaise, qui nous a accueilli en français, avec un petit mot gentil ?  Je ne sais pas !

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C’est en sortant, que je me suis rendu compte, que devant cette boutique, les arbres avaient été emmaillotés de tricots colorés, juste un peu de poésie dans cette mégapole endiablée !

Et si c’était ça aussi, le magasin du futur !


Retrouver l’ensemble du reportage
Partie 1 : La technologie est partout, mais où se cache-t-elle 2
Partie 2 : Du multi-spécialiste à l’hyper-spécialiste
Partie 3 : Quand les pure-players traversent l’écran !
Partie 4 : La personnalisation au cœur du concept.

 

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