Le luxe se met à la vente en ligne !

Longtemps négligée par les acteurs historiques du luxe, qui pouvaient s’appuyer sur un marché en forte croissante (tiré par l’ouverture de boutiques dans les pays émergents et la forte demande chinoise), la vente en ligne est aujourd’hui au cœur des préoccupations des grands groupes, comme LVMH.

Si aujourd’hui, seul 8% du e-commerce mondial concerne le luxe, (part qui ne fait que ‘accroitre au fil des ouvertures de marketplace dédiées et à la prise de conscience des maisons de luxe), il est indispensable de prendre en compte un client de plus en plus connecté.

LVMH, qui s’était retiré du Web en 2009, reviendra sur le devant de la scène avec « 24Sèvres.com », dés le 6 juin prochain.  Tirant son nom de l’adresse de son légendaire Bon Marché, ce site, accessible en français et en anglais, vise à être représentatif, d’une « Vision parisienne de la mode » :  Un Amazon du luxe, qui regroupera 170 marques dont 16 du groupe de Bernard Arnault et proposera pour la 1ère fois des produits Louis Vuiton et Christian Dior, dans un même environnement multi-marques sur le net.  cette offre élargie s’accompagnera d’une promesse de « service haut de gamme » : livraison dans 70 pays en 24 Heures, conseils personnalisés d’un styliste en visio conférence, conditionnement et emballage particulièrement soignés,…

Pour le lancement de cette nouvelle adresse de luxe, le groupe réserve 70 pièces issues de 70 marques aux premiers acheteurs.  Prêt à porter, chaussures, maroquinerie et accessoires, tous ces produits de luxe seront issus à la fois des collections de LVMH, mais aussi de celles de ses concurrents directs ou de petites maisons indépendantes.  Le groupe mise sur une sélection pointue de produits et services, ainsi que sur l’image qualitative du Bon marché, pour se démarquer des nouveaux entrants, qu ont pris la place laissée libre sur le net, à l’instar de « Net-à-porter, fondé à Londres en 2000 et qui est devenu en quelques années le leader international de la vente multi-marques.

LVMH espère un retour aussi positif que son concurrent direct Kering, qui se réjouit de la croissance de 60% de ses ventes en ligne sur ce premier trimestre.

Le secteur du luxe, en retard sur les ventes en ligne, prévoit un rattrapage dans les années à venir, d’autant que les consommateurs de produits de luxe sont plus connectés que la moyenne de la population.  Kering constate d’ailleurs que 35% de sa clientèle est passée par Internet avant de venir en magasin.

Exit le discours conservateur selon lequel l’expérience du luxe ne peut se vivre qu’en magasin !  Ce secteur, comme les autres doit se digitaliser s’il ne veut pas mourir !

 

Enregistrer

Enregistrer

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s