Archives pour la catégorie NOUVELLES TENDANCES DU COMMERCE

Pourquoi le commerce de centre ville amorce son retour en force ?

Déserter le commerce de centre ville, pour acheter ailleurs ce n’est pas nouveau !

Depuis des dizaines d’années, le commerce de proximité a vu son attrait diminuer avec l’essor des grandes surfaces qui proposaient alors  : plus de choix, plus de praticité , plus de rapidité et surtout des prix moins chers , alors que dans le même temps, certains commerçants, forts de leur monopole avaient oublié leurs basiques, laissant de coté le sens du client.

Avec l’arrivée d’internet, même les grandes surfaces, devenues trop grandes et trop éloignées ont perdu de leur attrait face à une nouvelle offre proposant plus de choix, plus de praticité , plus de rapidité et surtout des prix moins chers .

Mais internet n’ pas changé que le mode d’achat, il a bouleversé en profondeur les comportements client, lui donnant une nouvelle liberté : pouvoir acheter ce qu’il veut,  où il veut, quand il veut et comme il veut , mais aussi vérifier les informations produits, connaitre l’histoire de la marque,…

Tout devient possible et à partir de là, c’est le client qui a le contrôle !

Les nouveaux outils issus des technologies et de communication renforcent encore le pouvoir du consommateur à travers son niveau d’information et sa capacité d’arbitrage. Les mutations sociétales, amenées par ces nouvelles possibilités ont provoqué de profonds changements dans les attentes et les comportements consommateurs.

Gâté comme un enfant roi par la technologie et la numérisation, le consommateur français n’a jamais été aussi exigeant : il veut être identifié, disposer d’informations pertinentes, être recontacté si besoin, être servi dans les meilleures conditions, être remercié de sa fidélité, avoir accès à ses informations et surtout … ne pas perdre de temps !

En parallèle, avec la baisse de pouvoir d’achat liée à la crise, la prise de conscience des enjeux du développement durable et la nécessité de consommer plus responsable, de nouveaux modes de consommation ont privilégié l’usage et le partage, plutôt que la propriété.

La désindustrialisation et la montée du chômage ont sensibilisé les français à la nécessité de consommer des produits fabriqués dans l’Hexagone et même proche de chez eux.

Un client plus exigeant, plus impatient et en recherche grandissante de proximité!

Selon le baromètre réalisé par le CSA, pour les 12emes assises nationales du centre-ville, la fréquentation se maintient et l’on note un attachement fort, plus particulièrement des jeunes. 73% des sondés fréquentent leur centre-ville au moins une fois par semaine.

Mais l’utile prend le pas sur l’agréable : les occasions de fréquenter le centre ville pour faire du shopping ou participer à des activités culturelles baissent, tandis que faire des courses alimentaires grimpent dépassant les 40 % de réponses.

Le renouveau du centre-ville : l’affaire de tous !

9 Français sur 10 considèrent que la modernisation du centre ville doit être l’un des objectifs principaux des Maires (dont 45% qui l’estime tout à fait prioritaire).  Et ils sont prêts à participer :

Quels leviers activer pour dynamiser les centres-villes ?

Plus que jamais le temps est devenu une contrainte dans nos vies hyper-occupées.  La proximité devient un atout, à la condition que son accès en soit simplifié !
La facilité d’accès est d’ailleurs le premier levier de fréquentation du centre ville (et un frein exprimé lorsque cet accès  reste compliqué ou le stationnement rare et/ou cher)

Les clients sont en demande de convivialité; outre le fait qu’un centre ville agréable les incite à flâner, ils sont en attentes d’animations, d’événements, de WIFI gratuit et même d’une carte de fidélité « centre-ville ».

Mais c’est l’offre qui fera demain la différence, une offre étoffée, axée sur la consommation responsable et locale.

Parce que 92% des sondés recherchent des produits de saison et privilégient la qualité plus que la quantité, tandis que plus de 80% recherchent des produits respectueux de l’environnement et essaient de privilégier au maximum le commerce local.

Demain : des centres-villes à personnaliser !

Le consommateur est devenu unique, et avec lui des attentes multiples, qui se différencient en fonction des typologies de ville et  se regroupent  en fonction des catégories d’ages auxquelles ils appartiennent ! 

Pour satisfaire à toutes ces demandes, il va falloir proposer en magasin, ce que le client n’a pas sur Internet : à savoir : de la relation humaine et l’échange avec des vendeurs disponibles et informés.

Ne pas perdre de temps, avoir un large choix et être reconnu et considéré sont autant d’attentes que le consommateur actuel ne veut plus sacrifier.  Sa sensibilisation grandissante au développement durable, incluant sociétal et environnemental,le rapproche d’une consommation plus responsable et de plus en plus locale.

Sa recherche d’une relation personnalisée et d’une expérience réussie est un atout supplémentaire pour le commerce de proximité.

Pour toutes ces raisons et parce que les différents modes de commerce se complètent et s’enrichissent plutôt qu’ils ne s’opposent, le commerce de proximité a toutes les cartes en main pour se réinventer et retrouver une place de choix dans le cœur des consommateurs.

source :  http://www.centre-ville.org/wp-content/uploads/2017/06/Barometre2017.pdf

 

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Pour le renouveau du RETAIL en 2018?

Si 2017 s’annonçait comme l’année de la fin du point de vente physique, il se peut bien que 2018 marque son renouveau: les signes sont prometteurs !

Après avoir traversé une zone de turbulence, les retailers qui ont résisté ont apporté les ajustements nécessaires pour s’adapter aux besoins et aux désirs changeants des consommateurs.

Pour 2018, les consommateurs montrent un regain d’intérêt et les annonces d’allégement de charges devraient achever de les convaincre.

D’après les contributeurs Retail au site d’informations business « Forbes », 2018 devrait  proposer de nouveaux défis et offrir de belles opportunités aux retailers !

La grande tendance : la transformation technologique!

Le paysage change : si la technologie a déjà bien pris sa place dans le commerce en général et si elle est prometteuse , elle n’est pas facile à mettre en place dans les petits commerces.  Le succès du retail en 2018 sera lié à la capacité des retailers à s’adapter à l’évolution du marché qui les entoure et à l’évolution des attentes consommateurs.

Un autre moyen de proposer des expériences personnalisées aux clients, c’est de s’appuyer sur l’Intelligence artificielle, en ne cherchant pas à tout révolutionner, mais à s’appuyer sur des petites victoires, pour faire la différence : être là ou les clients veulent que l’on soit, interagir avec eux là où les clients le souhaitent et rendre l’expérience client transparente sur tous les points de contact et les canaux.  Il faudra toutefois faire attention que l’IA ne soit pas trop envahissante, au point de faire peur!

Le point de vent physique : l’humain avant tout…

Dans le passé c’était le retailer qui imposait au client ce qu’il devait acheter et comment le faire !  Cette époque est révolue, c’est le client qui décide comment il veut acheter et si il décide de consacrer le maximum de ses dépenses au commerce en ligne, c’est au retailer à lui donner envie de revenir en point de vente physique.

Et si le consommateur assoiffé de prix bas, peut déserter les achats à distance, c’est parce que les retailers auront su lui proposer une expérience de shopping qu’ils ne trouvent pas en ligne.  Il faudra également que les marques proposent une expérience différenciée et reconnaissable quelque soit la clé d’entrée du consommateur.

mais une obligation de repenser le « physique »!

Pour intégrer l’impact de l’omnicanal et la montée en puissance des click and collect, il sera impératif de mettre en phase le physique des points de vente avec les nouvelles manières de consommateur. Profiter de cette opportunité pour mettre en place le magasin du futur plutôt que de louper une fois de plus le coche et de perdre du terrain sera un défi pour les retailers et la grande distribution en général, agrandissant encore le fossé entre les gagnants et les perdants.

A tout cela rajoutez les transformations en profondeur des systèmes logistiques, qui devront suivre et même anticiper les nouveaux modes d’achats et la montée en puissance de la monnaie virtuelle qui pourrait être à terme déterminante dans le choix du client et vous aurez un aperçu des transformations supplémentaires qui vont continuer de faire évoluer le retail.

Alors faites de 2018, l’année de toutes les expérimentations, celle des nouveaux modèles de commerce et si seulement quelques unes sortent du lot, si elles comblent les attentes de vos clients, c’est que vous aurez visé juste !

Belle année à vous !

Illustration :  design by Freepik

Source :  https://www.forbes.com/sites/pamdanziger/2017/12/27/retail-shopping-predictions-2018/#1b316f55fb33

Quel avenir pour les robots dans le retail ?

Pepper vient de fêter en toute discrétion son premier anniversaire sur notre continent.  Vendu à travers le monde à plus de 10 000 exemplaires dans 2 000 entreprises, il  a déjà séduit 300 sociétés européennes, parmi elles de nombreux acteurs du retail.
Mais pour faire quoi ??

Pepper, l’humanoïde…

Pour ceux à qui cela aurait échappé, Pepper est un robot humanoïde développé par la société française Aldebaran et le groupe japonais Softbank.  Capable d’identifier les principales émotions telles que la joie, la tristesse, la colère ou la surprise.  Il sait interpréter un sourire, un froncement de sourcil, l’intonation de la voix ou encore le langage non verbal comme par exemple l’inclinaison de la tête.  L’association de ces infos permet de déterminer si la personne située en face de lui est d’humeur plutôt positive ou négative.

4 microphones directionnels lui permettent de localiser la personne qui lui parle, ses 3 caméras (dont une 3D) lui permettent d’identifier les mouvements et de reconnaitre les émotions trahies par son interlocuteur, sa connexion  internet lui permet de répondre à bon nombre des questions et la tablette qui orne sa poitrine peut proposer un certain nombre de choix. Lire la suite Quel avenir pour les robots dans le retail ?

10 jours à TOKYO, la ville qui ne dort jamais – Intro

Quand on a vu New York et que l’on s’est nourri de l’énergie qu’elle dégage à chaque coin de rue, difficile d’imaginer qu’il existe plus grand (beaucoup plus grand !), plus haut, plus contrasté, plus lumineux, plus fréquenté et surtout plus bruyant,.. vraiment plus bruyant!

Lorsque l’on arrive à Tokyo ce qui vous frappe d’abord c’est le monde.  Le train qui vous amène de l’aéroport, vous laisse sans voix dans une gare noire de monde (quelle que soit la gare !): des milliers de personnes qui se croisent, avec empressement mais sans bousculade.  Une fois sorti de la gare, c’est le « bruit » qui vous surprend (même si le monde est toujours là, surtout si le quartier de Shibuya est votre destination, nous aurons l’occasion d’en reparler): à la fois sonore, bien sur, mais aussi visuel ! Des hauts parleurs dans les rues, qui diffusent une musique forte dés le matin, des raccoleurs devant les commerces, juchés sur des podiums de fortune pour vous inviter à profiter de leur offre commerciale, des écrans lumineux sur tous les immeubles qui entourent la gare à l’instar d’un Times Square démultiplié. Bref, le dépaysement est immédiat !

Arrivée dans la capitale japonaise pour explorer son commerce et ses innovations retail, un roadbook de 600 pages à la main : mais par quoi commencer ?

Parce que Tokyo, décidément, n’est pas New York !  Autant la ville Américaine est quadrillée d’avenues et de rues parfaitement parallèles ou perpendiculaires, autant le plan de Tokyo n’est qu’enchevêtrements de rues et de ruelles, où gratte-ciels, centres commerciaux, petites boutiques et maisons traditionnelles s’emboitent sans rigueur, sans doute un héritage de ce qu’était  Edo avant de devenir la ville moderne que nous connaissons!

Pas facile de s’y retrouver ! Pourtant cette mégapole de prés de 14 millions (et 43 millions pour son agglo) a son propre découpage en 23 arrondissements, partagés eux-mêmes en quartiers, eux mêmes découpés en « chome » dont le numéro se retrouve sur les adresses postales, pas toujours simple à décoder !

Par chance, les quartiers sont souvent assez spécialisés coté commerce, c’est donc suivant ce découpage que je vais partager ici ce qui m’a le plus marqué pendant ces 10 jours au cœur de cette capitale qui vit 24h sur 24 !

A SUIVRE…

 

 

 

 

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Quand les pure players donnent une leçon de « point de vente » aux retailers classiques !

Annoncé mort par de nombreux experts il y a quelques années, le point de vente physique a assurément encore de beaux jours devant lui !
Certes, il ne sera plus tout à fait pareil à ce qu’il fut à ses grandes heures de gloire, quand il ne souffrait d’aucune concurrence !
Mais la révolution Internet est passée par là, avec son lot d’innovations technologiques chamboulant le rapport du consommateur et du shopping.

La déferlante des sites e-commerce a bousculé un commerce traditionnel, qui se sentant en danger, a parfois réagi de manière désordonnée : Lire la suite Quand les pure players donnent une leçon de « point de vente » aux retailers classiques !

3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 5 (fin)

Partie 5 : Hors des sentiers battus .

Si UNIQLO s’est associé ponctuellement au MOMA pour faire entrer l’art dans son point de vente, pour

GALERIA MELISSA

cela fait partie de son concept.  Le concept de cette enseigne, créée en 2012 et qui ne vend que des chaussures en caoutchouc, se situe entre la boutique de chaussures et la galerie d’art.Capture d’écran 2015-11-18 à 19.05.44

En effet, si le mobilier de présentation, aux formes non conventionnelles, est conçu pour durer, le décor lui est éphémère.Capture d’écran 2015-11-18 à 19.06.34

Tous les 3 mois, il est confié à un nouvel artiste, qui laisse libre court à son imagination, pour transformer en œuvre, grandeur nature, cette petite boutique de soho. Lire la suite 3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 5 (fin)

3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 4

La personnalisation est partout, c’est une autre tendance marquante du RETAIL 3.0, où la technologie n’a d’intérêt que si elle sert le client final, qui se veut unique.  Et cette unicité est bien souvent prise en compte, comme on vient de le voir plus tôt avec le concept BirchBox.

Partie 4 : La personnalisation au cœur du concept.

Consommer oui, mais consommer autrement, en m’appuyant sur mes propres repères ou en me construisant un offre propre.  J’ai donc scindé en 2 cette tendance : « c’est comme chez moi » et « c’est rien que pour moi »

C’EST COMME CHEZ MOI
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ù comment le retail met le client en situation confortable, en le plongeant dans un univers familier.

HOTEL CITIZEN M

A l’instar de YOTEL, évoqué dans la partie 1, Hotel Citizen M se démarque des hôtels classiques par un parti pris original : « Se débarrasser des clichés hôteliers pour faire oublier aux clients qu’ils sont dans un hôtel  »  Capture d’écran 2015-11-17 à 19.00.28

Lire la suite 3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 4

3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 3

Annoncés comme les fossoyeurs des magasins il y a peu, les pure-players se sont rendus à l’évidence, qu’il n’y avait pas de salut sans points de vente physiques, même si celui-ci peut être éphémère.

Partie 3 : Quand les pure players traversent l’écran

LITTLE BITS l’a bien compris.

Little Bits, une start-up qui veut rendre la technologie accessible à tous, a développé une plateforme de modules électroniques interchangeables qui permettent à tout un chacun de créer ses propres objets électroniques.  Le système est enfantin, l’assemblage se fait par aimant et la création de circuit est instantanée.  Little Bits se définit comme « la boite à outils des inventeurs ».Capture d’écran 2015-11-17 à 14.21.38

Du site communautaire au lab éphémère
En kit, ou pièce par pièce, vous pouvez acheter tous les composants dont vous avez besoin pour créer un système ingénieux, sur le site de la marque, site qui partage également toutes les réalisations des clients.

Mais quoi de plus excitant que de pouvoir partager en live, la création du public.  C’est pour cette raison que Little Bits a créé son premier point de vente !  mais pas question d’ouvrir une boutique conventionnelle, ce sont des inventeurs après tout !Capture d’écran 2015-11-17 à 14.22.58

Lire la suite 3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 3

3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 2

Ce qui me frappe à chaque voyage à New York, c’est cette capacité qu’on les gens à innover ! Ici pas de frein, on a l’impression que tout est possible, qu’une idée, aussi farfelue soit-elle peut être tentée.
Et tant pis si cela ne fonctionne pas, il en restera toujours quelque chose ! Essayer c’est déjà réussir, alors que j’ai le sentiment qu’en France on se pose tellement de question qu’on a du mal à agir !Capture d’écran 2015-11-17 à 11.35.52

Si le mouvement se fait un peu sentir chez nous, une tendance forte que j’ai relevée (elle n’est pas neuve, mais elle perdure) c’est celle de l’hyper-spécialisation. J’évoquais Normal dans la première partie de ce topo, il en est un bon exemple. Alors que certains croyaient le magasin en fin de vie, une marque comme Normal est capable d’ouvrir une boutique autour d’un seul produit, qui plus est n’est pas présent physiquement.

Les exemples sont nombreux, je m’arrêterai juste sur 2 ou 3 d’entre eux, en commençant par un contrexemple , celui du multi-spécialiste » Lire la suite 3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 2

3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 1

New York, LA ville de tous les superlatifs et de tous les extrêmes,  LA ville où tout est possible et  bien évidemment LA ville de toutes les innovations RETAIL

Partie 1 : La Technologie est partout, mais où se cache-t-elle ?

Si Times Square continue à vous éblouir de ses milles feux à la nuit tombée, la présence de la technologie, à laquelle aspire tant le retailer européen, n’a pas la première place dans le retail à New York!

Je m’explique ! Bien sur qu’elle est partout cette technologie, mais pour ainsi dire, on ne la voit pas, elle ne nous écrase pas, elle est juste UTILE. Lire la suite 3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 1