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10 jours à TOKYO, la ville qui ne dort jamais – SHIBUYA : L’arrondissement de la mode

Connu pour sa gare, dont la sortie Hachiko débouche sur le célèbre carrefour qui voit se croiser des milliers de passants à chaque feu, Shibuya est l’un des arrondissements les plus étendus de la capitale japonaise.

Véritable centre de la mode, il regroupe les quartiers d’HARAJUKU, d’EBISU et de DAIKYANAMA  qui par leur personnalité spécifiques attirent toutes les catégories de population et en particulier, la jeunesse Tokyioite.

SHIBUYA :

Mondialement connu pour son carrefour le plus fréquenté au monde, le quartier situé autour de la gare du même nom donne une idée de l’agitation qui est présente jour et nuit !

Réputée pour son offre mode, il regorge de centres commerciaux, aux allures bien différentes :

HARAJUKU :

Harajuku propose ce grand écart entre sa folle avenue principale qu’est « Takeshita dori », qui propose aux jeunes adolescentes une offre aussi pléthorique qu’excentrique et « Omotesando dori », qui concentre boutiques de luxe et édifices extraordinaires !

Traverser la « Takeshita dori » est une expérience en soi !  Cette rue piétonne, longue de 400m, témoigne de toute l’excentricité du quartier. 

S’y succèdent boutiques de mode les plus décalées les unes que les autres et salons de thés où l’attrait des crêpes et pancakes provoque de longues files d’attente devant les boutiques populaires!

Difficile de garder l’esprit clair,  pour analyser le contexte : tout détourne votre attention : la foule de jeunes (filles principalement) au look décalé, souvent en cosplay *,

les boutiques bigarrées, le bruit des hauts parleurs diffusant une musique assourdissante, les cris des rabatteurs et le mouvement qui vous entraine dans la rue bondée ( et votre esprit qui vous encourage à allonger le pas pour fuir cette effervescence et rejoindre un endroit un peu plus calme !)

Très honnêtement, je n’ai retenu de cette rue que son ambiance particulière.

A deux pas de là, loin du tumulte coloré, une belle découverte :

Sans titre-3
DESCENTE : l’esprit de performance !
1-14-33, Jingumae, Shibuya-ku, Tokyo

En route, pour une autre rue piétonne d’Harajuku, à l’opposé de « Takeshita Street ».  A l’opposé en terme de localisation (elle se trouve de l’autre coté de la « rue Omotesando » sur laquelle nous reviendrons) et surtout à l’opposé en terme d’offre et d’ambiance : « Cat Street ».

Fini les hordes de midinettes, déguisées en poupées ou personnages de manga, ici, place aux trentenaires, au look urbain décontracté, laissant toutefois libre cours à leurs essais vestimentaires.

Dans un déco beaucoup plus soigné, se côtoient boutiques de marques connues et échoppes proposant les créations de jeunes designers talentueux.  Réputée pour ses boutiques de mode et ses cafés branchés, cette rue et les ruelles qui la bordent (et ou il fait bon se perdre) dégagent une ambiance de quartier branché, à l’architecture moderne, bien plus calme que les rues ultra-touristiques qui l’entourent.

Au fil de la rue, on découvre

CANDY SHOWTIME : A dévorer des yeux
6-7-9 Jingumae,Shibuya-ku,Tokyo

OLYMPUS DIGITAL CAMERANEW BALANCE : Place au mouvement !
4-32-16 Jingumae,Shibuya-ku,Tokyo

La fin de CAT STREET débouche dans la célèbre « OMOTESANDO DORI », qui doit son surnom de « Champs-Élysées Tokyoïtes » aux nombreuses marques internationales qui y alignent leurs concepts dans des immeubles rivalisant d’originalité .

Investis dés les jeux olympiques de 1964 par des créateurs japonais, les appartements dojunkaï, construits après le tremblement de terre de 1924, se sont petit à petit transformés en ateliers et galeries d’art, avant de disparaitre pour laisser place à l’impressionnant complexe commercial : Omotesando Hills, conçus par Tadao Ando en 2006.

1005-02PASS THE BATON : la transmission bienveillante
4-12-10 Jingumae,Shibuya-ku,Tokyo

Cette large avenue, bordée d’Ormes, est la vitrine des plus grandes marques, qui ont fait construire des immeubles grandioses sortis de l’imaginaire des architectes les plus renommés, tels qu’Aoki Jun, qui a signé le bâtiment Vuiton.

EBISU :

Ce quartier, au sud de la station Shibuya, tient son nom de la divinité shintoïste des pêcheurs, associée dans la mythologie japonaise à la prospérité.  il est réputé pour ses restaurants et son activité nocturne autour des bars et des clubs branchés.

On y trouve le « Yebisu garden place », qui est un complexe urbain -une ville dans la ville comme on en trouve régulièrement dans Tokyo- regroupant immeubles d’affaires et grands magasins, ainsi que le célèbre « musée de la bière » qui porte le nom du quartier et  le nom moins célèbre musée de la photographie, qui présente sur 4 étages, des expositions d’artistes contemporains venus du monde entier.

Facile de rejoindre ce complexe depuis la gare, il suffit d’emprunter le « sky walker », un tapis roulant qui permet la liaison en 5 minutes !

DAIKANYAMA :

A une station du bruyant cœur de Shibuya et de son carrefour réputé, le quartier encore discret de Daikanyama mérite une pause !

Particulièrement calmes et arborées, ses rues recèlent de boutiques tendances, de terrasses et de restaurants, ainsi que de jolies librairies.  De quoi se reposer des excès de la mégapole, en flânant dans les petites ruelles qui grimpent dans la colline de ce faubourg de Tokyo, repère des jeunes parents un peu bobo.

Il s’en dégage une ambiance internationale avec ses ambassades et ses résidences internationales dispersées ici et là, et une grande sensation d’espace, puisque les rues y sont larges et les espaces de verdure particulièrement présents.

Daikyanama est aussi le repère des créatifs : boutiques de designers japonais, salons de coiffure futuristes et autres magasins d’accessoires y côtoient les grandes enseignes.

Entre quartier résidentiel luxueux et berceau des dernières modes, Daikyanama est une destination pleine de charme qui n’a pas encore été rattrapée par le tourisme de masse qui caractérise la capitale tokyoite.

 

 

 

 

* cosplay  mot-valise composé des mots anglais « costume » et « play » , est un loisir qui consiste à jouer le rôle de ses personnages en imitant leur costume, leurs cheveux — à l’aide d’une perruque ou en réalisant la même coupe de cheveux que celle du personnage — et leur maquillage.

A SUIVRE…

 

 

 

 

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10 jours à TOKYO, la ville qui ne dort jamais – Intro

Quand on a vu New York et que l’on s’est nourri de l’énergie qu’elle dégage à chaque coin de rue, difficile d’imaginer qu’il existe plus grand (beaucoup plus grand !), plus haut, plus contrasté, plus lumineux, plus fréquenté et surtout plus bruyant,.. vraiment plus bruyant!

Lorsque l’on arrive à Tokyo ce qui vous frappe d’abord c’est le monde.  Le train qui vous amène de l’aéroport, vous laisse sans voix dans une gare noire de monde (quelle que soit la gare !): des milliers de personnes qui se croisent, avec empressement mais sans bousculade.  Une fois sorti de la gare, c’est le « bruit » qui vous surprend (même si le monde est toujours là, surtout si le quartier de Shibuya est votre destination, nous aurons l’occasion d’en reparler): à la fois sonore, bien sur, mais aussi visuel ! Des hauts parleurs dans les rues, qui diffusent une musique forte dés le matin, des raccoleurs devant les commerces, juchés sur des podiums de fortune pour vous inviter à profiter de leur offre commerciale, des écrans lumineux sur tous les immeubles qui entourent la gare à l’instar d’un Times Square démultiplié. Bref, le dépaysement est immédiat !

Arrivée dans la capitale japonaise pour explorer son commerce et ses innovations retail, un roadbook de 600 pages à la main : mais par quoi commencer ?

Parce que Tokyo, décidément, n’est pas New York !  Autant la ville Américaine est quadrillée d’avenues et de rues parfaitement parallèles ou perpendiculaires, autant le plan de Tokyo n’est qu’enchevêtrements de rues et de ruelles, où gratte-ciels, centres commerciaux, petites boutiques et maisons traditionnelles s’emboitent sans rigueur, sans doute un héritage de ce qu’était  Edo avant de devenir la ville moderne que nous connaissons!

Pas facile de s’y retrouver ! Pourtant cette mégapole de prés de 14 millions (et 43 millions pour son agglo) a son propre découpage en 23 arrondissements, partagés eux-mêmes en quartiers, eux mêmes découpés en « chome » dont le numéro se retrouve sur les adresses postales, pas toujours simple à décoder !

Par chance, les quartiers sont souvent assez spécialisés coté commerce, c’est donc suivant ce découpage que je vais partager ici ce qui m’a le plus marqué pendant ces 10 jours au cœur de cette capitale qui vit 24h sur 24 !

A SUIVRE…

 

 

 

 

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3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 4

La personnalisation est partout, c’est une autre tendance marquante du RETAIL 3.0, où la technologie n’a d’intérêt que si elle sert le client final, qui se veut unique.  Et cette unicité est bien souvent prise en compte, comme on vient de le voir plus tôt avec le concept BirchBox.

Partie 4 : La personnalisation au cœur du concept.

Consommer oui, mais consommer autrement, en m’appuyant sur mes propres repères ou en me construisant un offre propre.  J’ai donc scindé en 2 cette tendance : « c’est comme chez moi » et « c’est rien que pour moi »

C’EST COMME CHEZ MOI
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ù comment le retail met le client en situation confortable, en le plongeant dans un univers familier.

HOTEL CITIZEN M

A l’instar de YOTEL, évoqué dans la partie 1, Hotel Citizen M se démarque des hôtels classiques par un parti pris original : « Se débarrasser des clichés hôteliers pour faire oublier aux clients qu’ils sont dans un hôtel  »  Capture d’écran 2015-11-17 à 19.00.28

Lire la suite 3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 4

3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 3

Annoncés comme les fossoyeurs des magasins il y a peu, les pure-players se sont rendus à l’évidence, qu’il n’y avait pas de salut sans points de vente physiques, même si celui-ci peut être éphémère.

Partie 3 : Quand les pure players traversent l’écran

LITTLE BITS l’a bien compris.

Little Bits, une start-up qui veut rendre la technologie accessible à tous, a développé une plateforme de modules électroniques interchangeables qui permettent à tout un chacun de créer ses propres objets électroniques.  Le système est enfantin, l’assemblage se fait par aimant et la création de circuit est instantanée.  Little Bits se définit comme « la boite à outils des inventeurs ».Capture d’écran 2015-11-17 à 14.21.38

Du site communautaire au lab éphémère
En kit, ou pièce par pièce, vous pouvez acheter tous les composants dont vous avez besoin pour créer un système ingénieux, sur le site de la marque, site qui partage également toutes les réalisations des clients.

Mais quoi de plus excitant que de pouvoir partager en live, la création du public.  C’est pour cette raison que Little Bits a créé son premier point de vente !  mais pas question d’ouvrir une boutique conventionnelle, ce sont des inventeurs après tout !Capture d’écran 2015-11-17 à 14.22.58

Lire la suite 3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 3

3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 2

Ce qui me frappe à chaque voyage à New York, c’est cette capacité qu’on les gens à innover ! Ici pas de frein, on a l’impression que tout est possible, qu’une idée, aussi farfelue soit-elle peut être tentée.
Et tant pis si cela ne fonctionne pas, il en restera toujours quelque chose ! Essayer c’est déjà réussir, alors que j’ai le sentiment qu’en France on se pose tellement de question qu’on a du mal à agir !Capture d’écran 2015-11-17 à 11.35.52

Si le mouvement se fait un peu sentir chez nous, une tendance forte que j’ai relevée (elle n’est pas neuve, mais elle perdure) c’est celle de l’hyper-spécialisation. J’évoquais Normal dans la première partie de ce topo, il en est un bon exemple. Alors que certains croyaient le magasin en fin de vie, une marque comme Normal est capable d’ouvrir une boutique autour d’un seul produit, qui plus est n’est pas présent physiquement.

Les exemples sont nombreux, je m’arrêterai juste sur 2 ou 3 d’entre eux, en commençant par un contrexemple , celui du multi-spécialiste » Lire la suite 3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 2

3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 1

New York, LA ville de tous les superlatifs et de tous les extrêmes,  LA ville où tout est possible et  bien évidemment LA ville de toutes les innovations RETAIL

Partie 1 : La Technologie est partout, mais où se cache-t-elle ?

Si Times Square continue à vous éblouir de ses milles feux à la nuit tombée, la présence de la technologie, à laquelle aspire tant le retailer européen, n’a pas la première place dans le retail à New York!

Je m’explique ! Bien sur qu’elle est partout cette technologie, mais pour ainsi dire, on ne la voit pas, elle ne nous écrase pas, elle est juste UTILE. Lire la suite 3 jours au cœur du RETAIL 3.0 – Partie 1